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Moi aussi je m'y mets !

Moi aussi je m'y mets !
Un petit dessin fait par moi !!!

Et oui, je vous avez bien dit que je dessinais aussi ;-) !!

C'est un croquis tiré de l'album Prohibited III.


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Un jour, au doux rêveur qui l'aime,
E
n train de montrer ses trésors,
Elle
voulut lire un poème,
Le
poème de son beau corps.

D'a
bord, superbe et triomphante
E
lle vint en grand apparat,
Tra
înant avec des airs d'infante
U
n flot de velours nacarat :

T
elle qu'au rebord de sa loge
E
lle brille aux Italiens,
Ecoutant passer son éloge
Dans
les chants des musiciens.

En
suite, en sa verve d'artiste,
L
aissant tomber l'épais velours,
Dans
un nuage de batiste
E
lle ébaucha ses fiers contours.

Glissant de l'épaule à la hanche,
La
chemise aux plis nonchalants,
Comme
une tourterelle blanche
Vint s'abattre sur ses pieds blancs.

Pour
Apelle ou pour Cléoméne,
Elle
semblait, marbre de chair,
En
Vénus Anadyomène
P
oser nue au bord de la mer.

De grosses perles de Venise
Rou
laient au lieu de gouttes d'eau,
G
rains laiteux qu'un rayon irise,
Sur le frais satin de sa peau.

Oh ! quelles ravissantes choses,
Da
ns sa divine nudité,
Ave
c les strophes de ses poses,
C
hantait cet hymne de beauté !

Comme les flots baisant le sable
Sou
s la lune aux tremblants rayons,
Sa
grâce était intarissable
En molles ondulations.

Mais bientôt, lasse d'art antique,
D
e Phidias et de Vénus,
D
ans une autre stance plastique
El
le groupe ses charmes nus.

Sur un tapis de Cachemire,
C'est la sultane du sérail,
Riant au miroir qui l'admire
Av
ec un rire de corail ;

L
a Géorgienne indolente,
Av
ec son souple narguilhé,
E
talant sa hanche opulente,
U
n pied sous l'autre replié.

Et
comme l'odalisque d'Ingres,
De ses reins cambrant les rondeurs,
En pit des vertus malingres,
E
n dépit des maigres pudeurs !

P
aresseuse odalisque, arrre !
V
oici le tableau dans son jour,
L
e diamant dans sa lumière ;
Voi
ci la beau dans l'amour !

Sa tête penche et se renverse ;
H
aletante, dressant les seins,
Aux bras du ve qui la berce,
Elle tombe sur ses coussins.

Ses
paupières battent des ailes
Sur leurs globes d'argent bruni,
Et l'on voit monter ses prunelles
Dans la nacre de l'infini.

D'un
linceul de point d'Angleterre
Que l'on recouvre sa beauté :
L'extase l'a prise à la terre ;
El
le est morte de volupté !

Q
ue les violettes de Parme,
Au lieu des tristes fleurs des morts
chaque perle est une larme,
Pleurent en bouquets sur son corps !

Et
que mollement on la pose
Sur son lit, tombeau blanc et doux,
O
ù le poète, à la nuit close,
Ira prier à deux genoux.

@ Marbre de Paros @

# Posté le mercredi 17 septembre 2008 04:40

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